Obligatoire pour les salariés, la prévoyance est souvent la grande oubliée des freelances ! Elle est pourtant capitale pour assurer le maintien de ses revenus et protéger ses proches en cas de coup dur.

Dans cet article, vous découvrirez pourquoi elle est indispensable et comment choisir en 7 questions la solution la plus adaptée à votre situation.

Qu’est-ce qu’une prévoyance et quelles différences avec une complémentaire santé ?

Commençons par les bases 🤓

La complémentaire santé, communément appelée “mutuelle”, rembourse en complément de la Sécurité sociale les frais de santé comme les soins courants, les séjours à l’hôpital, les médicaments mais aussi les séances chez un kinésithérapeute ou de rééducation.
La prévoyance est là pour couvrir un autre type de risques (incapacité de travail, invalidité, décès). En cas de coup dur, votre assureur vous versera une aide financière à vous ou vos proches.

Pourquoi est-ce si important de souscrire à une prévoyance en tant que freelance ?

La Sécurité sociale des Indépendants propose une prévoyance de base mais, en plus d’avoir des garanties très basses, elle ne s’adresse pas aux freelances ayant démarré récemment leur activité. Pour en bénéficier, ils doivent être indépendants depuis au moins un an et avoir un revenu annuel supérieur à 3 983€ pour les auto-entrepreneurs.

Que vous soyez nouvellement indépendant ou non, souscrire à une prévoyance adaptée à vos besoins, en tant que freelance est indispensable pour vous protéger ainsi que vos proches :

En cas d’arrêt de travail, et pendant une durée maximum de 3 ans, vous percevrez, après application de la franchise, des indemnités journalières compensant tout ou partie la perte de vos revenus.
En cas d’invalidité partielle ou totale, vous percevrez une rente d’invalidité dont le montant tient compte de votre taux d’invalidité.
En cas de décès, vos proches percevront une capital décès leur permettant de faire face aux frais d’obsèques, charges.

En cas d’arrêt maladie les dépenses de santé sont couvertes (tout ou partie) par la complémentaire santé. En revanche si cet arrêt maladie dure, les charges (loyer, électricité, nourriture, etc.) s’accumulent tandis que le freelance n’a plus de revenus, d’où l’intérêt de prévoir une couverture prévoyance.

7 questions à se poser pour choisir son assurance prévoyance

Maintenant que vous connaissez l’importance de la prévoyance, comment savoir quelle est la meilleure offre selon vos besoins ? Voici 7 questions pour vous aider à trancher :

  1. Exclusions : quelles sont-elles ? Sont-elles compatibles avec votre activité professionnelle ou vos loisirs ?
  2. Voyage à l’étranger : êtes-vous couvert à l’étranger lors de déplacements professionnels et/ou personnels ?
  3. Arrêt de travail : Si vos revenus sont incertains ou volatiles, privilégiez une indemnité forfaitaire, c’est-à-dire le paiement d’une somme fixe prédéterminée, à une indemnisation qui serait déterminée en fonction de vos revenus. Regardez la franchise (« vous êtes couvert à partir du jour 7, 15, 30… ») et la durée d’indemnisation (3 mois, 1 an, 3 ans…). Pour rappel, la franchise est la période entre la survenance de l’événement (hospitalisation, accident ou maladie) ouvrant droit à indemnisation et le début de cette indemnisation.
  4. Délai d’attente : regardez s’il s’applique en cas d’accident, de maladie ou les deux. Ce délai d’attente ou de « carence » est la période pendant laquelle les garanties ne s’appliquent pas, malgré la prise d’effet de l’adhésion.
  5. Invalidité : vérifier le taux d’invalidité minimum à partir duquel vous pouvez bénéficier de l’assurance (20%, 33%, 66%…). Si vous n’êtes pas familier avec le concept d’invalidité (et on vous le souhaite 😉), vous êtes en invalidité si vous vous trouvez par suite d’une maladie ou d’un accident, atteint d’une invalidité partielle ou totale appréciée par rapport à un taux d’invalidité déterminé selon un barème et par expertise médicale.. C’est lui qui permet de définir le montant de l’indemnisation versée.
  6. Décès : Selon votre situation (célibataire, avec ou sans enfants, etc.) quelle est la meilleure solution pour protéger vos proches ?
  7. Loi Madelin : vos cotisations sont-elles déductibles ? (voir ci-dessous)

Qu’est-ce que la loi Madelin et comment en bénéficier ?

La loi Madelin permet aux freelances de déduire fiscalement le prix de leur assurance de santé, de retraite ou de perte d’emploi. Ils peuvent donc ensuite investir ces économies dans des produits de retraite complémentaires ou encore des garanties de santé plus couvrantes, permettant ainsi de réduire les différences de couverture qu’ils peuvent avoir par rapport à un salarié.

A noter toutefois que la loi Madelin ne prévoit d’abattement fiscal que les personnes soumises aux régimes des Bénéfices Non-Commerciaux (BNC), Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ou Bénéfice Agricole. Cela est le cas pour les Freelances bénéficiant d’un statut de EIRL par exemple, mais pas pour les auto-entrepreneurs soumis eux aux régimes micro-BIC ou micro-BNC pour lesquels un abattement forfaitaire (i.e. : prédéterminé) est prévu.

Par ailleurs, pour bénéficier de la loi Madelin en tant que freelance, il faut :
être à jour des cotisations aux régimes obligatoires d’assurance maladie et de vieillesse adhérer à un contrat collectif souscrit par une association comportant au moins 1000 membres exerçant une activité non salariée, non agricole être en activité


Malt a négocié auprès d’AXA une offre exclusive pour freelance : une offre simple, modulable basée sur votre âge et le type de couverture dont vous avez besoin. La démarche à suivre est 100% en ligne : pas de questionnaire médical, une déclaration de bonne santé en ligne et un profil sur Malt suffisent ✌