PeterTamas

Après une longue carrière en tant que consultant au sein d’ESN (Entreprise de Service Numérique) dans les domaines de la transformation digitale, le business développement, les opérations et l’IT pour de grands groupes, Peter Tamas choisit de se lancer en tant qu’indépendant. Deux facteurs clés guident son choix : la liberté de travailler sur des sujets qui le passionnent et la transparence sur la question de la tarification. Pour ce grand voyageur, c’est aussi une liberté retrouvée dans le fait de pouvoir passer plus de temps auprès de sa famille. Il nous explique à travers cet interview pourquoi il a décidé de se tourner vers le freelancing et comment Malt l’a aidé à décrocher sa première mission.

Bonjour Peter, peux-tu te présenter ainsi que ton métier ? 

Je suis Peter Tamas, franco-hongrois et consultant indépendant. J’ai une formation d’ingénieur informatique et un Executive MBA que j’ai effectué à HEC Paris. J’ai plusieurs métiers en lien avec l’informatique mais aussi la gestion d’entreprise, le conseil en stratégie de sourcing, la gestion de projet, l’optimisation financière, le pilotage de fusion & acquisition. 

Tu as longtemps été consultant en ESN, peux-tu nous expliquer ton parcours ? 

J’ai commencé ma carrière en 1998 en tant que consultant chez Capgemini à Budapest en Hongrie. Mes missions étaient assez diverses : j’ai été Chef de projet puis Directeur de projet, Responsable du business développement pour plusieurs clients sur les marchés de l’Europe de l’Est. Capgemini m’a ensuite amené à travailler en France pour développer l’alliance qu’ils avaient noué à l’époque avec Cisco. J’ai d’abord fait beaucoup de business développement, puis des missions davantage tournées vers la tech : l’architecture d’applications, les infrastructures. À la fin de mon contrat chez Capgemini, je travaillais sur des problématiques liées à l’infogérance et je menais alors de grands projets de transformation impliquant notamment du pilotage d’équipes. 

En 2008, je décide de rejoindre l’un de mes anciens clients, Schneider Electric, au sein duquel j’occupe un poste interne de Responsable de division informatique. À ce moment-là, je travaille sur un gros projet de transformation et je participe à la construction d’une toute nouvelle équipe IT. Suite à l’obtention de mon diplôme EMBA en 2012, je décide de me lancer un nouveau challenge, toujours au sein de Schneider Electric, en créant un nouveau segment de business avec les acteurs du Cloud : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft. 

En 2017, je décide enfin de me lancer en tant qu’indépendant. Ma première mission consiste alors à accompagner une startup allemande afin de mettre en place des process opérationnels en business développement. 

Et depuis un peu plus de 2 ans maintenant, je travaille pour la DSI de CACEIS Bank, filiale du Groupe Crédit Agricole. Encore une fois pour différentes missions liées à l’informatique et à l’infogérance et ce pour toutes les entités de CACEIS, pas seulement en France mais dans toute l’Europe et dans tous les services d’infrastructure. Concrètement, je suis en charge de négocier les contrats avec les fournisseurs, optimiser et améliorer le niveau de service et j’interviens également sur le suivi financier. 

Pourquoi avoir quitté le monde des ESN pour devenir consultant indépendant ? 

C’est à la suite de mon expérience chez Schneider Electric que je me suis lancé en tant qu’indépendant. J’avais participé à la construction d’une nouvelle division au sein de l’entreprise aux côtés de deux collègues américains. 

Mais ce qui me passionne c’est la création, et une fois l’équipe constituée, je ne voulais pas que mon travail devienne monotone. Chez Schneider, je ne pouvais pas faire plus que ce qui avait été fait.

J’ai donc créé ma propre structure pour proposer mes services et mon expérience aux grands groupes à l’instar de Crédit Agricole et également pour accompagner des PME et des petites structures pour qu’elles puissent grandir et atteindre la taille moyenne. 

Quels sont selon toi les avantages dans le fait d’être indépendant ? 

La liberté : choisir mes missions et que mes priorités soient alignées avec les attentes de mes clients, ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’on est en CDI. S’il y a un contexte qui ne me plait pas, je peux en tant qu’indépendant arrêter la mission. C’est aussi le rapport avec le client qui est différent et je pense être plus libre dans mon discours.

Comme je le disais, ce qui me passionne c’est la création. Je peux donc accepter des missions ou je peux démontrer mes capacités, mes valeurs et où il y a un impact à la fin. 

J’ai beaucoup voyagé tout au long de ma carrière. Je passais en moyenne 7 mois par an en dehors de la France pour le travail. Aujourd’hui, en tant qu’indépendant, je passe beaucoup plus de temps en famille. C’est bien plus agréable.

Mais je suis reconnaissant des années passées au sein de cabinets de conseil. Cela m’a permis d’acquérir de l’expérience. Si j’avais commencé tout de suite en tant qu’indépendant, je pense que je n’aurais pas eu autant de diversité dans mes missions. Et puis, c’était particulièrement formateur de travailler dans des langues différentes, des cultures différentes. 

En quoi le fait de passer par Malt participe à la construction de ta carrière ? 

Ma première mission chez CACEIS, je l’ai trouvée grâce à Malt. Je me suis enregistré sur la marketplace en mars 2019, en avril j’avais plusieurs rendez-vous et j’ai commencé à travailler pour ce client en mai. 

Ce qui est compliqué en tant qu’indépendant, c’est qu’il est quasi impossible de se rapprocher des grands groupes. Dans la plupart des entreprises de cette taille, il faut passer par les équipes achats et être référencé. Ce sont généralement les sociétés de consulting qui sont référencées chez eux et qui sont donc consultées. S’il n’y avait de pas de contrat entre Malt et ce type d’entreprises, je n’aurais jamais trouvé la mission que j’ai chez CACEIS qui fait partie du Groupe Crédit Agricole.

Ensuite deux autres points sont importants pour moi : d’abord la transparence de la tarification. Je reçois chaque semaine des appels d’ESN pour des missions à 600€, mais je sais qu’ensuite ils revendent la prestation à 1200€ au client. Aujourd’hui avec Malt, le client ET le freelance sont au courant des tarifs. On sait combien on facture, on connaît la commission de Malt. C’est quelque chose d’unique sur le marché. 

Enfin, avec Malt, l’affacturage est inclus dans la commission. Je connais beaucoup de consultants pour qui c’est un vrai plus. Ils sont payés rapidement et n’ont pas à se soucier de récupérer le paiement. 

Quels conseils donnerais-tu à des consultants qui souhaiteraient s’inscrire sur Malt ? 

Le B.a.-ba c’est d’abord d’avoir un bon profil : bien renseigner ses expériences, obtenir un feedback de son client à chaque fin de mission. Et persévérer. J’entends beaucoup de juniors me dire qu’ils sont déçus de ne pas avoir dès leur inscription des propositions de mission. Moi je suis certain que la mission tombe à un moment donné et la marketplace Malt apport plus d’opportunités et de facilité dans la recherche de mission. Il y a aussi des périodes de l’année à prendre en compte : l’été par exemple c’est plus calme, mais en septembre les propositions arrivent, même chose pour janvier lorsque les entreprises renouvellent leur budget.

Testimony_PeterTamas2

Il faut aussi être très au clair sur le sujet de la tarification. Car le tarif affiché sur le profil peut être un frein pour le client. S’il y a une déconnexion flagrante entre le TJM et l’expérience du consultant, et ce, même si la personne est excellente, elle aura moins de chance de décrocher une mission face à quelqu’un qui se positionne sur le taux moyen du métier. Chacun son tarif, chacun son appréciation, mais des Chefs de projet juniors qui affichent un tarif à 800€ ce n’est pas réaliste. À contrario, il ne faut pas tomber dans l’extrême inverse et avoir un TJM trop bas. 

Malt organise beaucoup de formations sur toutes ces questions que je conseille vivement de suivre. À la fois pour optimiser son profil et se positionner sur le marché.