Si vous êtes freelance, vous êtes certainement passé par le régime le plus commun lorsque l’on débute son activité : celui de l’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur, les deux termes sont équivalents). C’est en effet un régime fiscal et social simplifié, qui allège vos obligations comptables et vos déclarations. La comptabilité de l’auto-entreprise permet de se lancer rapidement, sans lourdeur administrative. Vous bénéficiez également d’un abattement forfaitaire pour charge professionnelle de 34% du chiffre d’affaires. Ce régime est cependant réservé aux professionnels réalisant moins de 72 600 € de chiffre d’affaires sur l’année. Prêt à vous lancer ? Voici les 3 points clés de la comptabilité des auto-entreprises !

Les obligations comptables, déclarations et bonnes pratiques

Tenir son livre des recettes

Première obligation comptable de l’auto-entrepreneur, le livre des recettes. Il s’agit d’une version simplifiée du livre-journal, document obligatoire des professionnels au régime réel. Le livre des recettes est assez simple à tenir : il contient la liste de vos recettes, par ordre chronologique. Vous devez faire apparaître la date, la référence de la facture, le nom de votre client, la nature du service ou de la vente, le montant et le mode de règlement. Ce livre n’est pas à envoyer à l’administration fiscale mais il est à présenter obligatoirement en cas de contrôle. 

Établir ses factures

Pour vendre vos services, vous devez obligatoirement produire des factures conformes. Les éléments obligatoires de votre facture : 

  • la mention “Facture”
  • numéro de la facture
  • date d’émission
  • votre nom ou le nom de votre entreprise et vos coordonnées (adresse du siège social, numéro de TVA, SIREN et forme juridique)
  • le nom et les coordonnées du client (adresse de livraison et de facturation, numéro de TVA et SIREN si professionnel)
  • les détails des prestations, leurs prix HT et TTC 
  • conditions de règlement et pénalité en cas de retard

💡 Si votre prestation contient une partie matière première et une partie main-d’œuvre, vous devez les séparer en deux lignes sur la facture.

Veillez à bien conserver ces factures, ainsi que toutes les factures de dépenses que vous effectuez. 

Ouvrir son compte dédié

Un compte professionnel, aux termes de la banque, n’est pas obligatoire pour les entreprises individuelles. En revanche, un compte séparé de votre compte personnel l’est à partir de 10 000 € de chiffre d’affaires annuel. Même en dessous de ce plafond, nous vous conseillons de séparer vos transactions pro et perso : c’est beaucoup plus simple à gérer et cela évite que l’administration fiscale ne confonde. 

Les déclarations obligatoires

En auto-entreprise, vous avez des obligations comptables simplifiées et peu de déclarations à remplir. Tous les mois ou trimestre, selon votre choix initial, vous déclarez votre chiffre d’affaires à l’Urssaf pour le calcul de l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales. 

Ensuite, une déclaration vient valider le montant de l’impôt : la 2042-C-PRO. Il s’agit d’une annexe de la 2042, la déclaration de revenu du foyer fiscal. Elle est à remplir une fois par an. 

Dépassement de seuil, comment ça se passe ?

Comme expliqué en introduction, le régime de l’auto-entreprise est applicable tant que vous ne dépassez pas 72 600 € de CA sur l’année. Que faire si vous dépassez dans ce cas ? 

Premièrement, sachez que le seuil s’applique sur deux années consécutives. La première année de dépassement, il ne se passe rien, vous pouvez continuer de bénéficier du régime. En revanche, à la deuxième année de dépassement, vous passez automatiquement au régime réel pour l’année en cours et devez déposer une déclaration 2035. Restez donc vigilant lorsque vous dépassez le plafond une année et tenez une comptabilité un peu plus poussée au cas où. 

⚠️ Attention : le plafond de 72 600 € s’applique uniquement aux professionnels du service en BNC. Les professionnels artisans et commerçants en BIC bénéficient d’un plafond supérieur. 

Si vous dépassez deux années consécutives, vous passez au régime réel de l’entreprise individuelle et devrez envoyer une déclaration 2035. Elle demande une comptabilité plus poussée, avec suivi des recettes et des dépenses, car contrairement au régime auto-entrepreneur, il faut déduire vos dépenses pour leurs montants réels. 

Vous pouvez aussi décider de passer en société, l’EURL et la SASU sont très bien adaptés aux professions de service.

Ceci étant dit, la plupart des auto-entrepreneurs passent au réel ou en société avant de dépasser les seuils. En effet, ils dépassent bien souvent les 34% de charge de l’abattement, et il est plus rentable pour eux de déduire les dépenses au réel. 

Vous voulez savoir si la micro-entreprise est le régime le plus adapté pour vous ? Faites le test avec notre simulateur !

Tenir la comptabilité de sa micro-entreprise simplement

Outre les obligations comptables et les différentes déclarations, tenir sa comptabilité à de nombreux avantages pour un indépendant : 

  • En suivant votre comptabilité, vous pourrez remplir plus facilement et plus rapidement vos différentes déclarations, en connaissant précisément votre chiffre d’affaires. 
  • Vous suivrez vos revenus par rapport aux seuils et pourrez anticiper leurs dépassements.
  • Vous connaîtrez votre montant de charges pour passer au réel quand il le faut. 
  • Vous serez au point sur votre rentabilité et pourrez identifier les meilleures périodes de l’année pour améliorer vos services. 
  • Vous serez au point en cas de contrôle : justificatifs, montants, organisation, c’est quand même moins de stress quand vous savez que tout est bien géré ! 

La petite astuce pour suivre sa compta en toute simplicité ? 

Utiliser un logiciel de comptabilité en ligne comme Indy ! Tout est automatisé et mis à jour en temps réel. Que vous soyez en auto-entreprise ou au réel, le logiciel de comptabilité vous accompagne de la gestion des transactions à l’élaboration des déclarations.

Vous êtes maintenant au point sur la comptabilité de votre auto-entreprise ! Bien que ce régime soit pratique au moment de vous lancer, n’oubliez pas de remettre en question sa rentabilité régulièrement. Un autre statut est peut-être plus intéressant, nous vous laissons lire notre article sur le sujet !