77 % des freelances considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement à la retraite ! Mais ça, c’était avant ! Il existe aujourd’hui des solutions retraite adaptées à votre mode de vie et à vos enjeux pour vous garantir une retraite (dans un monde vivable). 

Cet article a pour objectif de vous guider sur les points suivants : 

  • Définition des types de retraites selon les statuts juridiques
  • Comment préparer sa retraite
  • Les PER, la gestion de sa trésorerie et les intérêts composés

La retraite pour un freelance, ça ressemble à quoi ?

SASU, EURL, EIRL, micro-entreprise, quel impact ?

Le choix du statut juridique en freelance est extrêmement important. Il a des répercussions sur toute votre activité et notamment sur votre retraite. Pour bien comprendre ce qui s’applique dans votre cas, nous allons vous expliquer les différences par statut.

  • Si vous êtes freelance en SASU ou SAS vous êtes assimilé salarié. Vous cotisez comme un salarié si vous vous versez un salaire. Attention si vous vous rémunérez seulement en dividendes, vous ne cotisez pas.
  • Si vous êtes en auto-entreprise, vous bénéficiez d’un statut juridique simplifié. Il vous permet de cotiser (sous réserve de minimums de revenus) comme tous les travailleurs indépendants.
  • Si vous avez choisi le statut d’ EURL ou EIRL vous êtes considérés comme travailleur indépendant (TNS = travailleur non salarié). 

Quel que soit le statut que vous choisissez, gardez également en tête que vous pouvez compléter votre retraite via une complémentaire privée.

Les similitudes et différences pour les indépendants

1. L’âge 

L’âge de départ à la retraite des travailleurs indépendants est aligné sur celui des autres travailleurs. L’âge de départ minimum étant fixé à 62 ans. Selon votre année de naissance, vous devez avoir travaillé de 160 à 172 trimestres. En revanche, si vous n’avez pas validé tous vos trimestres de retraite, il faudra attendre 67 ans.

2. Le calcul

En détails :

Nombre de trimestres : dépend de votre année de naissance (entre 160 et 172). 

Comment valider des trimestres ? Pour les assimilés salariés et les indépendants les montants minimums pour valider des trimestres sont les mêmes.

Ces montants correspondent au salaire ou au revenu perçu.

 

2022
1 Trimestre 1 585,50€
2 Trimestres 3 171,00€
3 Trimestres 4 756,50€
4 Trimestres 6 342,00€

Pour les auto-entrepreneurs, on prend le chiffre d’affaires réalisé. 

1 Trimestre 2 Trimestres 3 Trimestres 4 Trimestres
Commerciale 5 467€ 10 934€ 16 401€ 21 868€
Artisanale 3 171€ 6 432€ 9 513€ 12 684€
Libérale 2 402€ 4 804€ 7 206€ 9 608€

En tant qu’auto-entrepreneur vous ne déduisez pas de charges, il y a donc un abattement forfaitaire qui s’applique pour estimer votre revenu.

Revenu annuel moyen : Il s’agit de la moyenne de vos revenus sur les 25 meilleures années de votre vie professionnelle.

Durée de référence : la durée de référence est de 172 trimestres (soit 43 ans) si vous êtes nés en 1973 ou après. Si votre année de naissance est avant 1973 la durée de référence sera comprise entre 166 et 171 trimestres. 

Le taux : Le taux maximum est appelé le taux plein. Il est égal à 50%. Ce taux s’applique lorsque vous avez validé tous les trimestres ou, à 67 ans. Si vous ne remplissez pas ces conditions, il sera inférieur à 50%.

Attention, il existe un plafond. Le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) est calculé chaque année. Vous ne pourrez pas toucher à la retraite plus de 50% de ce montant. En 2022, cela correspond à une retraite maximum de 1 714 €/mois brut.

1. Les Caisses de cotisations 

La majorité des freelances sont affiliés au régime général de la Sécurité Sociale (la fameuse CNAV ou assurance retraite), quel que soit le statut. La CNAV intervient partout en France, au niveau régional, ce sont les CARSAT (Les Caisses d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail), qui s’occupent de gérer et contrôler les droits. Exceptions : Les micro-entrepreneurs en professions libérales non réglementées créées avant 2018 et les micro-entrepreneurs professions libérales réglementées sont affiliés à la CIPAV.

2. Le % de cotisations

En tant que freelance, toutes les cotisations sont à votre charge (pas de répartition salarié/employeur). 

Le pourcentage de cotisations va varier selon vos revenus.

Exemple : Pour les auto-entrepreneurs à la CIPAV, 6,6 % du chiffre d’affaires est dédié à la retraite.

Tous les points vus précédemment sont issus des régimes de base. Les régimes complémentaires sont également obligatoires, mais gérés par les partenaires sociaux. Contrairement aux régimes de base, les régimes complémentaires sont fondés sur un système de points et non de répartition. Ces points sont ensuite convertis en pension au moment de votre départ à la retraite. Ils viennent en complément de la retraite de base. La valeur d’un point est fixée chaque année, et c’est cette valeur qui est prise en compte dans le calcul de votre retraite complémentaire. 

Le prix d’achat du point et sa valeur évoluent chaque année.

Montant validation Point RCI 2022 : 17,956 €

Valeur du point RCI 2022 : 1,221 €

Une autre façon de compléter sa retraite : ce sont les complémentaires privées telles que les PER (Plan Epargne Retraite) qui vous permettront de cotiser sur le long-terme en vous adaptant à vos moyens actuels tout en songeant à votre avenir. 

Préparer sa retraite, concrètement ça veut dire quoi ?

La gestion consciente de ses finances personnelles 

Avoir une gestion consciente de vos finances personnelles en ayant un plan pour le court-terme, moyen-terme et long-terme vous permettra d’avoir une vision claire de l’avenir. 

Chaque horizon de placement doit répondre à un objectif. Par exemple, épargner pour sa retraite correspond à un investissement sur le très long-terme. Cette épargne est destinée à vous aider à construire un patrimoine ou une capacité de financement pour vos projets de vie (exemple : achat de résidence principale). En commençant cette démarche dès votre premier mois d’activité, vous pourrez vous attendre à obtenir plus d’intérêts composés.

Lorsque le départ en retraite est encore éloigné, votre épargne peut être investie dans des produits plus risqués mais potentiellement plus rentables. A mesure que la retraite approche, il vaut mieux progresser sur des supports moins risqués. C’est d’ailleurs ce que Caravel applique comme stratégie. 

Le risque de perte de son capital en épargnant sur plus de 20 ans est inférieur à 0,1%.

Se constituer un matelas de sécurité

L’épargne de précaution est indispensable. Elle permet de disposer rapidement de fonds pour gérer une urgence. Le but de cette épargne est de vous permettre d’assurer un train de vie normal pour au moins 3 mois sans aucun revenu extérieur. Cette durée estimée vous laissera le temps de trouver des solutions et de ne pas avoir à emprunter pour vivre.

La règle des 50-20-30

Afin de vous situer, nous vous conseillons d’épargner via la règle budgétaire du 50 / 30 / 20 :  

50 % de vos revenus pour ce dont vous avez besoin, vos charges fixes, incompressibles

30 % pour ce qui vous fait envie, plaisir (vos loisirs)

20 % pour investir, c’est votre prévoyance. 

La méthode 50-30-20 a été inscrite en 2005 dans le livre All Your Worth : The Ultimate Lifetime Money Plan. La règle se veut très simple pour apprendre aux particuliers à bien gérer leur budget afin d’augmenter le capital de leur compte épargne, ce qui en retour va générer plus d’intérêts. 

En moyenne placement de 5% de son revenu pour la retraite

Chez Caravel, en moyenne les placements pour la retraite sont d’environ 5 % mais à chaque situation, sa solution ! Par ailleurs, ils peuvent vous conseiller selon votre profil et votre situation personnelle. Consultez le simulateur retraite gratuit, qui vous indiquera la bonne stratégie à adopter.

Les différents moyens de préparer sa retraite (IMMO, assurance-vie, et focus sur le PER)

Pour vos objectifs d’épargne long terme, le choix est large et cela tombe plutôt bien puisque la règle d’or est de DIVERSIFIER .

Si le PER est le seul produit dédié à la retraite aujourd’hui, vous pouvez compléter avec une assurance-vie, de l’immobilier, des œuvres d’art ou de la crypto-monnaie selon vos appétences et convictions. Gardez toujours en tête de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier cependant.

En choisissant vos supports, il faut tenir compte de leurs caractéristiques (frais d’entrée, de sortie, de gestion, fiscalité) et inclure dans votre raisonnement la notion de liquidité. En effet, un bien immobilier pourrait potentiellement mettre plusieurs mois à se vendre, ou le moment serait malvenu pour vous défaire de vos actions. La question n’est donc pas de savoir quel est le meilleur support pour épargner, mais bien de déterminer le support qui répondra au mieux à vos besoins. 

Le sujet de cet article étant la retraite nous vous présentons plus en détail le Plan Epargne Retraite, seul produit d’épargne dédié à la retraite. 

 

Pourquoi commencer tôt est la clé ? 

L’avantage fiscal court terme

Le Plan d’Épargne Retraite (PER), permet de bénéficier d’une fiscalité attractive pendant la phase d’épargne, mais aussi lors de la sortie du plan. 

Il y a donc deux méthodes de réduction d’impôts, soit déduire du revenu imposable maintenant et bénéficier d’une réduction fiscale, soit déduire au moment du départ à la retraite et avoir la réduction à ce moment-là. Le choix varie en fonction de la situation de chaque personne.

 

Il existe 3 types de PER : 

  • le plan épargne retraite individuel, ouvert et accessible à tous
  • le plan épargne retraite d’entreprise collectif, ouvert aux salariés d’une entreprise, sans obligation de souscription
  • le plan épargne retraite d’entreprise obligatoire, plan d’épargne retraite collectif pouvant être souscrit par l’entreprise

À savoir : Les sommes investies sur le PER ne peuvent pas être retirées avant le départ en retraite. Seuls quelques événements permettent de sortir du plan par anticipation (achat de sa résidence principale, liquidation de son entreprise, fin de droits chômage, accidents de la vie, …).

La gestion de sa trésorerie

La gestion de sa trésorerie, l’un des nerfs de la guerre pour tout dirigeant d’entreprise. On parle de gestion de trésorerie pour parler de la gestion de toutes les ressources financières de l’entreprise. L’objectif final est que la société soit rentable et pour cela on suit et on analyse un ensemble d’indicateurs.

Son but est d’éviter le risque de cessation des paiements. On parle de cessation de paiement lorsqu’une entreprise ne peut plus régler ses factures, ses dettes, les salaires éventuels, etc,… 

Pourquoi vous parler de gestion de trésorerie quand on vous parle de retraite ? 

Bien gérer votre trésorerie (avec des prévisions et un suivi régulier) vous permettra de ne pas vous retrouver au pied du mur, face à une situation de cessation de paiement devenu inévitable. Mais ça c’est la version la plus courante, celle que l’on a généralement en tête. 

Ce dont on parle moins c’est le cas de trésorerie excédentaire. Si cette situation est certainement moins génératrice de stress pour le dirigeant elle n’est pourtant pas optimale.

Au-delà d’économiser de l’argent sur les frais bancaires : intérêts d’emprunt, commissions d’intervention,… ne pas laisser dormir votre trésorerie est très malin.  

Gardez en tête que si vous placez votre trésorerie excédentaire pour la retraite, l’argent est bloqué, en revanche, il pourra fructifier et vous permettre d’optimiser votre fiscalité. Tout est une question d’équilibre, encore une fois.

Les intérêts composés

C’est l’une des bases les plus importantes dans le monde financier : les intérêts sur les intérêts. Non seulement les intérêts se cumulent dans le temps, mais ils contribuent aussi à générer d’autres intérêts. Cela n’a l’air de rien, mais c’est un facteur majeur d’enrichissement, particulièrement sur le long-terme.

 

Une fois votre situation clarifiée, lancez-vous ! Petites actions par petites actions, plus vous vous y mettez tôt, plus vous aurez de revenus complémentaires pour votre retraite. En quelques clics seulement vous pouvez adhérer à une complémentaire retraite tel que Caravel. À vous de jouer.