Anciennement freelance, Philippe Beduneau travaille à la direction innovation d’Icade, un pôle transversal faisant le lien entre les différents métiers du groupe immobilier. Travaillant régulièrement avec des freelances pour des projets techniques, il répond à nos questions sur leur fonctionnement interne et les apports du freelancing.

Quel est votre rôle au sein de la direction innovation d’Icade ?

J’occupe le poste de responsable innovation et veille stratégique au sein de la direction innovation d’Icade. Mon rôle est de sensibiliser les collaborateurs à toutes les nouvelles tendances susceptibles d’impacter leur métier. Plus spécifiquement, j’identifie des startups, des nouveaux produits et éventuellement des nouvelles technos.

Notre directeur, Jean-François Galloüin, est invité permanent au comité exécutif. Il n’y a donc qu’un seul échelon entre une impulsion de la direction générale et nous. Nous sommes écoutés et les échanges sont très faciles.

Quelle est la répartition entre collaborateurs internes et externes au sein de la Direction Innovation d’Icade ?

Cela dépend vraiment de la sensibilité dont les gens veulent travailler et de la typologie des projets. Sur certains sujets, les collaborateurs sont encore habitués aux cabinets de conseil. Pour autant, actuellement, je travaille avec un freelance sur un projet de refonte de site. Nous avons aussi l’habitude de travailler avec des freelances sur des sujets de communication ou des projets liés à la relation client (portail, application…).

Selon vous, quels sont les avantages du freelancing par rapport aux cabinets de conseils ?

Je vois trois avantages principaux :

  • La responsabilisation : Avec le freelancing, il y a un vrai rapport direct. En prenant mon exemple personnel, j’attends d’un product owner qu’il prenne en charge tous les aspects de son projet. De cette façon, nous responsabilisons la personne en face de nous et nous réduisons considérablement les délais d’exécution. Un projet qui devait prendre 6 mois va finalement durer 2 mois avec un freelance.
  • L’expertise : J’attends un haut degré de connaissance chez un freelance sur sa spécialité. Pour l’instant, au vu des freelances avec qui j’ai déjà collaboré, je suis conforté dans ce choix.
  • Le rapport à l’image de marque : A mon sens, il est beaucoup plus facile de travailler avec une personne individualisée. Ce n’est pas le cas avec un cabinet de conseil dont l’image de marque peut avoir impact. Pour un freelance, la réputation ne se traduit que par son travail.

Il y a aussi un autre rapport à la hiérarchie ?

J’aime leur absence de censure. Ils sont honnêtes et n’hésitent pas à nous dire nos quatre vérités !

Et comment s’organise le travail avec un freelance au quotidien avec vous ?

En ce moment, le freelance avec qui nous travaillons n’est pas dans nos bureaux, ce qui a été décidé dès le début. Après, je suis persuadé qu’il est important de se voir physiquement pour contextualiser et apprendre à se connaître. Il est par exemple très important d’appréhender la sensibilité du développeur freelance avec qui nous travaillons, car son métier n’est pas basé que sur de la technique pure.

Quelle est selon vous la principale évolution que va connaître les relations entre les freelances et les grandes entreprises ?

L’évolution du marché des freelances va forcément être liée à l’évolution de la culture digitale des collaborateurs. Je trouve normal qu’il y ait encore des incompréhensions, car c’est un nouveau phénomène. Aussi, pour moi, la grande question qui va poser d’ici quelques années concernera les ressources clés qu’il faudrait internaliser et externaliser.

Pour finir, pouvez-vous nous dire comment vous avez connu Malt ? Quelle est la valeur de la plateforme, notamment dans le sourcing ?

Je connaissais déjà Malt en tant que freelance et parce que vous avez toujours eu beaucoup de profils techniques.

Pour le sourcing, j’appelle directement Alexandre, key account manager rattaché à notre compte. Quand j’ai eu besoin d’un profil très qualifié en urgence, Alex a pu répondre en 10 minutes avec plusieurs profils.

Cela a fait comprendre aux RH l’intérêt de la plateforme. En effet, entre le sourcing, le screening et les entretiens, la rapidité a été déterminante. La fluidité des échanges et des démarches administratives, comme l’obtention d’un devis, joue aussi énormément.