Voir ce qu’on ne voit plus : valeur ajoutée du consultant indépendant.

C’est pour “challenger ses idées et réfléchir différemment” que Vincent Scherrer, Délégué au Business Development du groupe GRTgaz, et ses équipes ont fait appel à Robin Rivaton, Investment Director chez Idinvest dans le cadre de l’opération “Choiseul for Good”, une initiative portée par Malt en collaboration avec l’Institut Choiseul pour soutenir la relance économique et la solidarité. 

Après plusieurs mois de travail sur l’un des projets stratégiques du groupe GRTgaz à l’horizon 2024, Vincent Scherrer et ses équipes ressentaient le besoin de faire appel à un avis extérieur, quelqu’un qui puisse challenger leurs idées et les faire sortir du cadre de l’entreprise. Consultant pendant plusieurs années pour de grandes entreprises françaises avant de devenir investisseur dans les technologies de l’immobilier et de la mobilité, Robin Rivaton a su très vite répondre à ce besoin et apporter un regard neuf et objectif aux travaux de recherches menées par les équipes GRTgaz. Une expérience riche, qui a rapidement su porter ses fruits et apporter des résultats concrets. Ils nous racontent. 

Pourquoi avoir choisi de participer à l’opération “Choiseul for Good” ?

Robin Rivaton. Les deux objectifs de l’opération “Choiseul for Good” m’intéressaient. Le premier d’entre eux : participer à la relance de l’activité économique en soutenant des entreprises de tailles diverses et sur des projets sur lesquels je pouvais apporter mes compétences. Et le deuxième objectif, le résultat final de l’opération, à savoir récolter des fonds pour un projet humanitaire me semblait très important. J’ajouterai également qu’étant assez impliqué au sein de l’Institut Choiseul et proche de beaucoup de lauréats, c’était aussi une belle opportunité de s’impliquer collectivement dans un projet. 

Vincent, aviez-vous déjà fait appel à des consultants indépendants ? 

Vincent Scherrer. Je travaille à la DSI de GRTgaz et pour trouver des talents dans les métiers de la tech et de la data nous faisons régulièrement appel à des consultants freelance, sur des sujets assez spécialisés. Aujourd’hui, il y a en effet une tendance assez générale au freelancing dans le monde de l’IT. 

Mais le programme imaginé par Malt en collaboration avec l’Institut Choiseul était nouveau pour moi et cette idée de pouvoir échanger le temps d’une journée avec des dirigeants, était un concept que je n’avais jamais vu auparavant et que j’ai trouvé très intéressant. 

Quel était l’objet de la mission ? 

Vincent Scherrer. En 2020, GRTgaz s’est lancé dans un projet d’envergure impulsé par la Direction Générale, intitulé “Cap 24” qui vise à définir le projet d’entreprise du groupe à l’horizon 2024.

Car GRTgaz et plus largement le secteur de l’énergie connaît ces dernières années des évolutions majeures, qui impliquent, entre autres, une réflexion sur ce qu’est notre cœur de métier, transporteur d’énergie carbonée. À travers ce projet, la Direction du groupe souhaite donner un nouvel élan à la diversification de l’activité de GRTgaz et donc penser à de nouveaux rôles et à de nouvelles activités qui pourraient venir s’ajouter en complément de notre cœur de métier de transporteur gazier.

Ce n’est pas un sujet facile car cela implique de se remettre en question et de réfléchir différemment par rapport à notre activité traditionnelle. Nous passons d’un modèle bien ancré où nous avons une expertise métier certaine avec des performances opérationnelles d’excellences liées au transport d’énergie, à un modèle encore inconnu où nous explorons de nouvelles pistes pour diversifier nos activités. Pour y arriver, nous devons penser différemment, c’est véritablement un autre état d’esprit qu’il faut adopter. 

Nous avons choisi de collaborer avec Robin Rivaton pour ces raisons. Pour son expertise de consultant et le regard externe qu’il pourrait apporter à notre projet. Nous voulions en effet sortir du cadre de l’entreprise et aller à la rencontre d’une personne qui soit habituée à travailler avec des structures différentes de la nôtre, des startups par exemple. Quelqu’un qui puisse avoir un regard neuf sur nos idées, poser les bonnes questions, et nous challenger. Son métier d’investisseur au sein du fonds d’investissement Idinvest nous intéressait aussi beaucoup : le fait qu’il soit régulièrement au contact de porteurs de projets, qu’il ait à choisir entre tel ou tel projet et d’en traiter les aspects financiers.

Comment s’est déroulée la mission ? 

Vincent Scherrer. Nous avons fait le choix avec Robin de dédier une journée complète à la mission et de nous rendre dans ses locaux à Paris. Nous avons organisé un atelier qui a duré toute la journée et à travers lequel nous avons déroulé et passé en revue dans le détail le sujet que nous voulions explorer avec lui. Nous avons préféré faire ce travail en une journée plutôt que de fractionner la mission en plusieurs temps pour nous focaliser sur un sujet et le creuser à fond. Et au final, je pense que l’objectif a été parfaitement atteint. 

Robin Rivaton. Effectivement, le format d’une journée se prêtait très bien à ce travail. Nous avons fait un travail de cadrage en amont de l’atelier qui a permis de dégager les attendus de la part de toute l’équipe. Bien sûr le Jour-J nous avons quand même fait un peu d’explication de textes, car il y a quand même un historique sur le projet qui ne pouvait pas se résumer en quelques minutes.

Je suis persuadé que le fait que nous nous soyons rencontrés physiquement est quelque chose qui est très différenciant et nous n’aurions pas eu la même qualité d’échange si nous l’avions fait à travers nos écrans. Ne serait-ce que parce nous avons passé la journée ensemble, il a eu des moments plus informels qui participent à ce que les ateliers se déroulent de la meilleure façon.

En quoi ce travail a-t-il été bénéfique pour vous ? 

Vincent Scherrer. Ce travail a été extrêmement utile car Robin a su pointer du doigt des choses auxquelles nous n’avions pas forcément pensé et des idées que nous n’avions pas priorisées. Cela nous a ouvert de nouvelles perspectives et une nouvelle façon de voir ce sur quoi nous travaillions depuis des mois.

Robin nous a aidé à mieux cadrer nos idées et à les organiser dans le bon ordre. Nous avons aussi pu mettre en évidence les choix, les risques et les contraintes que ce projet implique. En faisant ce travail, nous pouvons désormais mieux formaliser nos propositions en interne.  

Et enfin, cet atelier a également été l’occasion pour nous d’observer comment pense un investisseur, quelles sont les questions clés qu’il va poser lorsqu’il rencontre des porteurs de projets, lorsqu’il va écouter un pitch et finalement faire le choix d’investir dans un projet. 

Qu’est-ce qu’un bon consultant selon vous ? 

Robin Rivaton. Ce serait très prétentieux de dire que je détiens la recette secrète pour définir ce qu’est un bon consultant mais je pense que la première des qualités est d’écouter ses interlocuteurs et d’essayer de comprendre réellement leur besoin, plutôt que de leur proposer des schémas préconstruits. D’autant plus dans un projet comme celui-ci, où il a un historique à prendre en compte.

L’autre qualité principale d’un bon consultant, c’est l’esprit de synthèse. Il faut beaucoup écouter pour nourrir sa réflexion mais à la fin il faut aussi réussir à être synthétique et produire des éléments concrets. Et c’est aussi ce que j’ai aimé à travers ce projet : à la fin de l’atelier, nous avons sorti des livrables, en tout cas ce qui en constituait l’ossature et nous avons pu les reprendre et les compléter ensemble. Nous avons en quelque sorte fonctionné en “entonnoir”. Et même si cette image est un peu galvaudée, je pense qu’il faut d’abord absorber beaucoup d’informations pour qu’à la fin on puisse faire émerger des éléments plus précis.

Vincent Scherrer. Je pense que l’important est d’arriver à mener un échange constructif et réussir à comprendre des sujets qui peuvent paraître au départ assez complexes. Dans notre cas précis, nous arrivions avec les résultats de plusieurs mois de travail d’itération sur un sujet qui était loin d’être évident. Robin, qui découvrait totalement le projet a réussi avec brio à assimiler toutes les informations, c’est un exercice qui demande une grande capacité d’attention, un intellect de haut niveau, et une capacité à débattre. 

Des conseils pour celles et ceux qui souhaiteraient y participer ? 

Vincent Scherrer. Déjà de bien cadrer ses attentes. Je pense que la plus grosse difficulté est de ne pas surdimensionner le contenu, car une journée est un temps assez limité. Il faut aussi être au clair sur le type de rendu que l’on attend. Également, bien sélectionner le consultant qui sera impliqué sur le projet. Et, même si ce n’est pas facile dans le contexte actuel, je rejoins Robin sur le fait qu’il faille sortir de l’entreprise, s’aérer et prendre vraiment du temps pour se poser sur le projet.

Pour rencontrer d’autres consultants “Choiseul for good”, rendez-vous sur le site : https://choiseulforgood.malt.fr/.

Redécouvrez le témoignage d’autres participants à l’opération « Choiseul for Good » ici.