Entrevoir son avenir et ses perspectives de croissance grâce au retour d’expérience d’un consultant indépendant 

Entreprendre n’est pas un long fleuve tranquille. Si c’est souvent le choix d’un parcours extrêmement stimulant, c’est également celui d’un parcours complexe, où s’appuyer sur l’expérience d’entrepreneurs aguerris peut faire toute la différence. C’est pourquoi, Wilfried Granier, fondateur de Superprof, marketplace spécialisée dans les cours particuliers, a souhaité participer à l’opération Choiseul for Good, un projet inédit lancé par Malt en collaboration avec l’Institut Choiseul, à travers lequel des entreprises peuvent recevoir les conseils et le coaching de grands dirigeants. 

Parmi les participants, Wilfried Granier s’est naturellement tourné vers Philippe de Chanville, à la tête d’une marketplace devenue leader européen dans le secteur du bricolage, de la maison et du jardin, ManoMano. Ayant traversé les mêmes étapes de croissance quelques années auparavant, Philippe de Chanville était, en effet, l’interlocuteur idéal. Mais ce sont aussi les nombreux points communs entre les deux hommes qui ont rendu cette expérience passionnante, enrichissante et avant tout humaine. Rencontre.   

Pourquoi avoir choisi de participer à l’opération « Choiseul for Good » ?

Wilfried Granier. Premièrement, je connais bien Malt, nous faisons régulièrement appel à des freelances chez Superprof, pour des missions ponctuelles de design, pour trouver des graphistes, des rédacteurs, etc. Ensuite, j’ai trouvé l’idée de Choiseul for Good vraiment géniale. Je connais également le classement Choiseul, j’ai quelques connaissances qui en font partie. Et quand j’ai vu Philippe, connaissant le succès de ManoMano, je n’ai pas trop réfléchi, et je lui ai proposé de venir nous coacher. Je voulais du coaching au sens global du terme, pour parler de Superprof, de lui, de ce qu’il avait fait aux différentes étapes de croissance de son entreprise, comment il avait tissé les relations avec ses associés, ses actionnaires, son board…

Philippe de Chanville. Parce que je n’avais pas le choix ! (rires) Non, pourquoi Choiseul for Good ? 1 – Parce que j’y crois, 2 – Parce que j’ai envie de participer, 3 – Parce que je pense qu’à l’échelle individuelle, c’est une action réelle qu’on peut mener. Je crois énormément à l’impact de ce projet parce que j’ai vécu le boost que peut provoquer ce genre d’échanges. Je continue à bénéficier de l’avis extérieur d’entrepreneurs plus expérimentés, cela apporte énormément de valeur. 

Wilfried, pourquoi votre choix s’est-il porté vers Philippe ; et Philippe pourquoi avoir choisi d’accompagner Superprof ?

Philippe de Chanville. En fait, j’ai reçu la demande de Wilfried très vite, et je connaissais Superprof. Je recommandais déjà le service autour de moi, car je le trouvais génial et je l’utilisais pour mes enfants. En plus, il y avait un bon fit comme c’était également une place de marché, donc je n’ai pas hésité. 

Wilfried Granier. C’était comme nous une marketplace, une des plus saines du marché, un pure-player dans le web, avec un succès fou… Même si nous vendons des services, c’était sûr que j’aurai plein de choses à apprendre de lui. Et en plus, ça a marché : j’ai trouvé mon meilleur copain (rires) ! On s’est très bien entendu, et on avait énormément de points communs : on a tous les deux fait du conseil, on a la même vision de la famille, et de la gestion d’équipes, avec beaucoup d’humanité et d’amour.

Quel était l’objet de la mission ?

Philippe de Chanville. Faire payer Wilfried ! (rires) Non, l’objectif était simple, Wilfried avait donné un brief hyper light et large : Viens, rencontre les équipes, et apporte-nous ce que tu peux nous apporter. Superprof, c’est un modèle de place de marché, il y a donc quelques parallèles faciles à faire, et mon objectif était d’apporter mon expérience dans tous les domaines de l’entreprise et de voir à quel point je pouvais les aider à deviner un peu ce qui les attend dans 6 mois/1 an de croissance

Comment s’est déroulée la mission ?

Philippe de Chanville. J’ai passé une grosse demi-journée sur place avec Wilfried et ses équipes. J’ai fait le tour de l’entreprise, j’ai rencontré un certain nombre de personnes, et ensuite j’ai fait plus spécifiquement des entretiens individuels avec les responsables des opérations, de l’acquisition et le head of support de l’équipe de Wilfried. J’ai échangé avec eux pour savoir à quelles étapes de croissance ils en étaient, où en étaient leurs process, et leur faire part de mon expérience là où c’était pertinent : “écoutez, nous avec 6 mois d’expérience en plus par rapport à où vous en êtes actuellement, on avait fait ça, et voilà ce que ça a donné.” Ce n’est pas forcément la bonne solution, mais ça permet d’avoir un peu plus d’avance sur la courbe d’expérience de leur métier. 

Wilfried Granier. Philippe est venu déjeuner et on a enchainé sur une demi-journée de travail. Concrètement, on a d’abord passé du temps tous les deux, pour que je lui explique comment on fonctionnait, puis je lui ai demandé de rencontrer trois directeurs de mon équipe, via des one-to-one de quarante-cinq minutes. C’était très fluide, on s’est posé, on a parlé à bâton rompu : des associés, des actionnaires, de financement… Philippe a été hyper sympa, il a ouvert son ordi, il a montré ce qu’il faisait, en toute transparence. On est tous les quatres sortis hyper boostés, je me suis dit : “c’est ça qu’on va faire, et c’est incroyable”. 

Qu’est ce que ce coaching vous a apporté concrètement ? 

Wilfried Granier. Après avoir rencontré Philippe, j’ai pu voir un peu mieux l’avenir de Superprof, et les différentes étapes à venir. C’était super intéressant et motivant : pendant tout le week-end, j’ai eu plein de nouvelles idées. Est-ce que j’ai mis des choses en place ? Rien de concret pour l’instant, mais c’est plus la confiance qu’il m’aa donnée ainsi qu’à mes équipes. Avec mes trois directeurs d’équipe, on a réalisé que ManoMano s’était énormément structurée, et qu’on devait faire de même et sortir des petits bricolages, surtout sur les questions de Data Sciences, pour tout rationaliser avec de l’IA. On commence donc à entamer ces changements, à recruter en Data.

Qu’est-ce qu’un bon consultant et quelle est la durée optimale pour ce type de mission ? 

Philippe de Chanville. Dans le fond, ma visite a autant servi de catalyseur pour la motivation que de savoir vraiment où ils allaient arriver : une bête à une corne, à deux cornes… Le but est vraiment de les aider à deviner ce que serait le futur, et parler des sujets du moment. Dans le cas du coaching, il faut des gens qui conseillent après avoir fait, et non quelqu’un hors-sol, qui se base uniquement sur la théorie. Ici, mon expérience était pertinente par rapport à ce qu’il est en train de vivre. Deuxièmement, un bon consultant c’est quelqu’un qui sait écouter, plus que parler de ses propres batailles. Il saura, en deux heures d’entretien, déceler les trois phrases qui peuvent l’amener à formuler des conseils pertinents. C’est sûr que pour apporter quelque chose de totalement game-changer pour l’entreprise, c’est plus d’une semaine qu’il faut passer. Mais ici, en tant que marqueur, quelqu’un qui partage son expérience, et non un consultant hyper-technique, on apporte 80% de la valeur dans les premières heures. Une demi-journée est donc parfait pour cet apport macro, en inspiration, conseils…

Finalement, comment décririez-vous l’expérience « Choiseul For Good » ? Re-tenteriez-vous une telle expérience ? 

Philippe de Chanville. So Choiseul, So Malt, So Good. So Choiseul car à contre-courant de clubs élitistes nombrilistes : Choiseul a une dimension nationale, en aidant des générations futures de décideurs à se connaître, et à être une sorte de catalyseur pour l’économie française de demain, tout en orientant cela vers le bien commun. So Malt car comme je connais bien Vincent Huguet (cofondateur et CEO de Malt) et Quentin Debavelaere (Directeur Général Europe du Nord de Malt), et Malt en général, je trouve que c’est à la fois malin, sain et une super communication. So good car ça oblige à faire les (bons) choix : une demi-journée c’est beaucoup. 

Wilfried Granier. Je dirais vraiment vision et motivation. En fait, avec Philippe, j’ai vu le futur qu’on pourrait avoir, en montant en gamme et passant au niveau supérieur, avec du recrutement, des levées de fond, de l’analyse de données, un management différent, avec du contrôle-qualité, de la structuration… Je retenterai l’expérience Choiseul For Good avec plaisir, la sélection de consultants était vraiment intéressante.

Philippe de Chanville. J’ai beaucoup aimé l’exercice, et cette forme de coaching je la fais de manière régulière, en pro-bono avec d’autres entrepreneurs qui me contactent. Mais je ne deviendrai pas consultant car j’ai déjà un métier, et je ne veux pas prendre du temps sur celui passé avec ma famille, qui est ma priorité numéro un. Donc je ne le referai pas, même si l’exercice est passionnant, à part pour la bonne cause et dans le cadre d’opérations aussi pertinentes, avec des associations comme Choiseul qui me touchent particulièrement et qui travaillent extrêmement bien. En tout cas, c’était une superbe expérience et rencontre avec Wilfried. Le fit passait parfaitement avec nos parcours similaires, on se comprenait, on avait le même langage. 

Motivation, perspectives de croissance et vision stratégique sont autant de choses qu’a su apporter Philippe de Chanville à Wilfried Granier et ses équipes. Un partage d’expérience unique et une rencontre humaine indéniable. 

Pour rencontrer d’autres consultants “Choiseul for good”, rendez-vous sur le site : https://choiseulforgood.malt.fr/.

Redécouvrez le témoignage d’autres participants à l’opération « Choiseul for Good » ici.