Prendre le temps de bien définir tous les contours de la mission : c’est, pour Richard Yarsley, Chief People Officer chez Malt, la clé du succès de sa collaboration avec Anne-Clémence Sire, consultante indépendante qui accompagne les équipes RH de Malt depuis maintenant 5 mois. Nous les avons rencontrés afin d’en savoir plus sur cette fructueuse collaboration. 

Au sein de Malt, plus de 95% des équipes travaillent avec au moins 1 freelance que ce soit au produit, au marketing ou encore dans les ressources humaines. L’herbe n’est pas toujours plus verte chez le voisin et Malt est donc bien évidemment un fidèle client de Malt. À travers notre série d’entretiens “How Malt uses Malt” : nous donnons la parole aux Malters qui nous expliquent comment et pourquoi ils collaborent avec des consultants indépendants.

Hello Richard et Anne-Clémence, pouvez-vous vous présenter ainsi que vos rôles respectifs chez Malt ? 

Richard. Je suis Richard, j’ai travaillé pendant plus de 15 ans dans les ressources humaines et je suis depuis 4 ans le Chief People Officer de Malt. Mon rôle consiste à soutenir la croissance de l’entreprise : recruter les talents, renforcer la culture d’entreprise et développer les équipes. 

Anne-Clémence. Je m’appelle Anne-Clémence, cela fait maintenant 15 ans que je travaille dans les ressources humaines. J’ai d’abord commencé mon activité au sein de grandes entreprises comme Google ou encore L’Oréal, au niveau international. Je me suis lancée en 2017 comme consultante indépendante via Malt. J’interviens principalement en tant que Headhunter pour des startups européennes et des grands groupes depuis peu. J’accompagne aussi des équipes et des managers sur des sujets comme le management et la motivation. Depuis 5 mois j’accompagne Malt en tant que Head of Talent Acquisition, une mission que j’occupe 4 jours par semaine. 

Richard, dans quel contexte as-tu eu besoin de faire appel à une consultante indépendante ? 

Richard. Nous avions un objectif d’accélérer l’acquisition de talents chez Malt en France, en Allemagne et en Espagne, et de faire grandir les équipes. Afin de nous épauler dans cette démarche, nous souhaitions faire appel à quelqu’un d’expérimenté qui sache accompagner et coacher les équipes. Mais nous savions aussi qu’un recrutement prendrait du temps, au minimum 5 mois, et nos ambitions de croissance ne nous permettaient pas d’attendre. J’avais rencontré Anne-Clémence il y a deux ans et j’espérais qu’elle soit disponible pour que nous puissions travailler ensemble : c’est une vraie experte dans son domaine et elle est trilingue.

Le fait de faire appel à Anne-Clémence plutôt que d’embaucher quelqu’un en CDI m’a tout de suite enlevé un certain stress : je n’étais plus obligé de recruter dans l’urgence et je savais en plus qu’elle était disponible jusqu’au mois de juin. 

Comment as-tu réussi à intégrer Anne-Clémence au sein de tes équipes et plus largement au sein de Malt ? 

Richard. Avant toute chose et avant même de début de la mission : son rôle devait être très clair, autant pour moi que pour la direction de Malt et les équipes avec lesquelles elle allait travailler. Pour ce faire, nous avons défini son scope de travail au moyen d’une “Scorecard” : un document sur lequel nous délimitons l’étendue de sa mission et les objectifs auxquels elle doit répondre. Cette Scorecard a ensuite été partagée avec l’ensemble des équipes RH, pour que tous soient bien au courant des missions d’Anne-Clémence et comment cette dernière pourrait être amenée à les accompagner.

Ensuite, nous avons mis en place certains process pour l’intégrer entièrement au sein de l’équipe : Anne-Clémence fait partie de notre Weekly Talent Meeting, elle a aussi accès à Slack, notre plateforme de communication collaborative interne et j’espère qu’elle pourra, un jour participer un “Offsite” avec nous (nos séjours d’entreprise). Je considère Anne-Clémence comme un excellent sparring partner avec qui je n’ai pas à avoir une posture de manager.

Et toi Anne-Clémence, comment as-tu vécu cette intégration ? 

Anne-Clémence. Ce qui est intéressant dans ma posture de consultante indépendante, c’est que je n’ai en quelque sorte “rien à perdre” à exprimer mon point de vue : je n’ai pas d’enjeu de promotion par exemple. Mon seul enjeu c’est de faire en sorte que l’entreprise réussisse à atteindre ses objectifs et de renforcer les process existants pour que les équipes puissent améliorer leur manière de travailler. Je ressens le fait de ne pas avoir de hiérarchie comme un espace de liberté. Je peux m’exprimer d’une façon plus objective, mais cela n’est possible que parce que Richard m’a laissé, dès le début de la mission, les clés pour le faire. 

Comment se déroule la mission ? 

Richard. La mission se déroule à merveille car comme je le disais, les objectifs ont été posés dès le début. Anne-Clémence a su parfaitement animer les équipes, avec notamment Charlotte et Hamza, tous deux Talent Acquisition Managers chez Malt : elle a par exemple mis en place des réunions chaque semaine avec eux, organisé des “Call Shadowing” afin de les professionnaliser plus rapidement et les a conseillés sur leur posture de coach et de recruteur interne, via des feedbacks réguliers. 

Anne-Clémence a aussi de bons réflexes KPI : elle sait creuser là où ça ne va pas et apporter une vision d’ensemble aux résultats. Elle a mis en place un dashboard de KPI qui nous aide fortement au quotidien. 

Ce qui est génial, c’est qu’elle a, de sa propre initiative, souhaité participer à la vie de Malt. Pendant le deuxième confinement, elle a notamment organisé une Malt Academy autour de la gestion de crise et a prévu d’en organiser une autre sur le recrutement. 

Anne-Clémence connaît bien Malt, le contexte et les équipes. Elle est capable d’intervenir sur des sujets variés : elle va par exemple bientôt nous aider à structurer les équipes de Malt en Espagne. 

Quels conseils donneriez-vous à un service RH qui souhaite faire appel à un ou une freelance sur Malt ? 

Richard. Je lui conseillerai de ne pas hésiter et de foncer ! Avec un consultant indépendant, vous avez la possibilité de faire un test et de vous rendre rapidement compte si la collaboration fonctionne ou non. Ensuite, il faut que la mission soit très claire dans la tête de toutes les parties prenantes : quand ça ne marche pas, c’est très souvent parce que ce n’est pas clair dès le début. Enfin, je dirais qu’il ne faut pas hésiter à faire appel à des profils seniors, ce sont des personnes hyper qualifiées qui vont avoir un impact très rapide sur vos besoins. 

Anne-Clémence. Avant de recruter des contrats longs, en CDD ou en CDI, je conseillerai aux entreprises d’avoir une réflexion plus poussée sur les résultats qu’elles attendent. Avez-vous besoin d’un expert ou d’un généraliste ? Est-ce que votre besoin est immédiat ou ponctuel ? Je pense que si ces questions étaient posées avant d’embaucher, les entreprises feraient davantage appel à des indépendants. 

Et quels conseils donneriez-vous à un consultant indépendant qui débute une mission ? 

Anne-Clémence. Je lui conseillerai de ne pas avoir peur d’y aller, de ne pas rester en retrait comme un prestataire peut le faire mais d’oser participer et de s’appuyer sur son client. 

Richard. Il faut aussi que le freelance comprenne bien l’écosystème dans lequel il va être amené à travailler : comprendre qui sont les acteurs du secteur, prendre le temps d’échanger avec les équipes. Et la proactivité est clairement un plus : Anne-Clémence a par exemple organisé d’elle-même des “cafés-zoom” pour rencontrer les gens, c’est aussi grâce à cela qu’elle s’est pleinement intégrée chez Malt. 

Anne-Clémence. Effectivement, en tant qu’indépendant on perd souvent cette habitude de vouloir rencontrer de nouvelles personnes au sein de l’entreprise. Je pense au contraire, qu’il faut récupérer ce réflexe quand on commence une mission. Les rencontres et les échanges sont les clés de l’innovation.

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