« On peut être expert dans un domaine sans savoir comment transmettre ses connaissances au public. Or, quand on est une entreprise, ce public ce sont les clients potentiels qui pourraient être intéressés par une solution qu’on développe mais qui par définition, n’ont pas les mêmes connaissances que nous. Et donc, moi, je me vois comme faisant le pont entre les experts, au sens très large, et le public, ou plus précisément leur cible. » – Renée Zachariou, rédactrice, experte en contenu et freelance sur Malt.

De nos jours, de nombreuses organisations axées sur la technologie ont encore du mal à expliquer et à communiquer des concepts techniques de manière claire et simple. Il s’agit d’une véritable compétence. 

Renée Zachariou est une freelance sur Malt qui travaille avec des experts techniques pour rendre l’expertise de leur organisation digeste et accessible pour les clients potentiels. Ayant passé une partie de sa carrière chez Google, Renée aime se plonger dans la complexité et aider les entreprises à mettre en valeur la technologie qui les distingue.

Cette vidéo fait partie d’une série intitulée « The Free Experts » où nous partageons l’expertise de notre communauté de freelances. Découvrez une autre vidéo de la série, dans laquelle Kévin Bucher dévoile la bonne stratégie réseaux sociaux à adopter en tirant le meilleur parti des publicités Facebook et natives. 

Transcript

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous et votre parcours ?

Je m’appelle Renée Zachariou et je suis plume freelance spécialisée dans les sujets techs. J’ai commencé mon activité d’indépendante il y a un an et demi et j’ai déjà travaillé avec une vingtaine de clients, de la startup au grand groupe en passant par le média et même l’entrepreneur individuel ou l’étudiant. Je ne compte pas le nombre de mots ou de phrases que j’ai écrit parce que je pense que ça chiffrerait trop haut.

Avant d’être freelance, mon dernier poste “classique” était chez Google dans une équipe qui s’appelle Google Arts and Culture. J’étais en charge des projets en France, de la stratégie éditoriale à la production digitale. Encore avant ça, j’étais administratrice pour un artiste plasticien et Chargée de Communication pour un festival d’innovations qui s’appelait Futur en Seine.

Comment aidez-vous vos clients à mettre en valeur leur expertise pour vendre leur solution ?

On peut être expert dans un domaine sans savoir comment transmettre ses connaissances au public. Or, quand on est une entreprise, ce public ce sont les clients potentiels qui pourraient être intéressés par une solution qu’on développe mais qui par définition, n’ont pas les mêmes connaissances que nous.

Et donc, moi, je me vois comme faisant le pont entre les experts, au sens très large, et le public, ou plus précisément leur cible. C’est un pont que j’imagine fait de mots puisque ce que je propose, ce sont des stratégies de contenu à base de textes qui soient à la fois riches et compréhensibles. 

J’interviens sur tous types de contenus écrits. J’aime beaucoup le format article, donc je fais pas mal d’articles de blogs ou d’articles pour les médias, du contenu statique pour des sites web, des communiqués de presse, des déroulés de podcast, des tutoriels, etc. Tant qu’il y à de l’écrit, j’estime que je peux intervenir. 

Je travaille principalement avec les équipes marketing. C’est elles qui ont besoin de produire beaucoup de contenu. C’est aussi souvent elles qui ne sont pas les plus fournies dans les entreprises tech, donc ça peut leur faire gagner beaucoup de temps. Il y un côté pratique de déléguer une partie de la production de contenu à un freelance dont c’est vraiment l’expertise et qui, en plus de faire gagner du temps, peut permettre de prendre de la hauteur puisqu’il a un regard extérieur.

Une des choses à laquelle je ne m’attendais pas forcément en me lançant, c’est que alors que la grande majorité de mes clients sont francophones, j’écris beaucoup en anglais. Je pense qu’il y a une vraie demande de la part des entreprises et des startups françaises qui ont leurs équipes en français et communiquent en interne en français, mais qui ont une stratégie de communication en anglais. Et je pense que ça les rassure d’avoir quelqu’un qui est bilingue et qui peut échanger dans les deux langues. 

Je ne me limite pas à la production de contenus, même si c’est vraiment quelque chose que j’aime faire. Je pense qu’il y a toujours de la stratégie. Même quand on crée quelque chose, ce n’est pas juste de l’exécution. Il faut toujours de la créativité. Mais j’aime aussi intervenir en amont et faire de la stratégie éditoriale. C’est vraiment au cas par cas pour chaque client. Ça commence par définir quel est le message pour quelle cible?  Quels mots utiliser, quel vocabulaire, quel “tone of voice” ? Et ensuite, ça devient de plus en plus pratique, quel médium, quelle fréquence de publication, etc. ?

Le contenu écrit longform est-il encore pertinent à l’heure de la vidéo et des réseaux sociaux ?

Le contenu écrit n’a vraiment pas dit son dernier mot. Déjà parce que même sur les réseaux sociaux et sur les vidéos en général, les choses sont écrites avant. C’est rarement de l’improvisation, malgré ce qu’on veut nous faire croire. Ensuite, pour revenir à l’écrit qu’on lit, je pense que c’est un format qui est intéressant, surtout dans le fait que ça laisse le temps.

On parlait des réseaux sociaux où tout va très vite. Moi, je me concentre surtout sur des textes plutôt longs qu’on peut ensuite développer pour les réseaux sociaux en ajoutant une phrase d’accroche etc, mais qui laisse le temps de déployer ses idées, de déployer ses argumentaires et aussi de montrer son son expertise. 

Ensuite, le contenu écrit, que ce soit sur du site ou sur du print, est ce qu’on appelle du contenu froid. C’est du contenu qui reste. Il n’a pas vocation à disparaître, contrairement aux réseaux sociaux, qui est du contenu chaud, donc qui tourne tout le temps. C’est donc du contenu sur lequel on peut capitaliser. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas l’adapter à l’actualité ou réagir un peu rapidement. Mais c’est du contenu qui reste et qui peut être utile aussi bien pour les équipes marketing, si on a une stratégie de blog SEO, que même pour les équipes commerciales, puisqu’un article ou un livre blanc peut être point de départ pour une conversation.

Comment accompagnez-vous des clients dans des domaines qui ne sont pas les vôtres ?

Même si j’ai une expérience dans la tech, parce que je suis passée par des startups et par Google, et que c’est un secteur que je suis depuis un moment, ce n’est pas celui auquel je me limite. Et même là tech c’est très vaste, puisque ça englobe aussi bien les cryptos que des logiciels SaaS et beaucoup d’autres choses.

Donc mon approche, c’est de justement ne pas me présenter comme une experte d’un sujet, mais comme une experte d’une méthodologie, comme une experte en narration et en storytelling. J’ai une méthodologie assez simple qui fonctionne bien d’après les retours de mes clients. C’est de commencer par échanger avec le client, avoir le maximum d’informations possibles qui peuvent être plus ou moins mises en forme. Je peux aussi bien travailler avec des comptes rendus de réunion qu’avec des slides-decks. On se fait un point de kick-off pour fixer les attentes, avoir un brief et se mettre d’accord, parce que c’est aussi important de cadrer quand on fait des livrables. Ensuite, en fonction de ça, je rends une V1, on ré-échange, et ensuite je fais une V2.

Pour moi c’est important d’avoir ce côté V1 – V2 parce que l’idée, c’est de parler dans la voix du client et vraiment de me fondre dans son univers et donc de proposer quelque chose qui lui ressemble.

Les retours que m’avait fait une cliente que j’avais trouvée très positive et très enthousiaste, me disait ce que je lui écrivait lui ressemblait. “Quand je te lis, ça me ressemble.” Pour moi, c’est le meilleur retour qu’on puisse me faire. 

L’idée, c’est quand aussi de faire des propositions. Par exemple, si on me propose un plan et je pense qu’il y a un fil narratif qui serait mieux, évidemment, j’ai un point de vue et je suis aussi là pour l’apporter. 

Et une des choses que j’essaie aussi de pousser auprès de mes clients, c’est de ne pas avoir peur d’utiliser un ton un peu décalé ou un peu original. Même si on est dans une industrie tech, même si on est dans quelque chose de très sérieux, comme produit, c’est une de mes convictions que ça peut être un vrai avantage comparatif d’avoir un ton soit avec un petit peu d’humour, soit juste avec des angles ou avec des mots bien choisis et un peu surprenant.

Quelle serait votre mission de rêve pour les clients Malt ?

Ma mission de cœur, ce serait soit d’accompagner une jeune startup dans la création de sa stratégie éditoriale avant que l’équipe marketing ne soit créée pour prendre le relais, soit de collaborer avec une équipe dans une structure plus installée, afin de les aider à rendre compte tenu sec plus attrayant.

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