La (nouvelle) révolution du monde du travail ? Nous y sommes. Et celle-ci regorge de défis inédits pour les entreprises, qui doivent y répondre avec dextérité et sens de l’innovation. 

De quoi rebattre les cartes d’un point de vue organisationnel pour les acheteurs, dans la mesure où les freelances se positionnent aujourd’hui comme un vivier d’experts opérationnels, pointus (et très demandés), au sein duquel les directions des achats doivent plus que jamais savoir puiser pour s’offrir les meilleurs talents et performances. 

Afin de vous fournir les bonnes idées et pratiques en cohérence avec ces nouveaux enjeux, nous vous proposons ce guide sur-mesure – problématiques et exigences des acheteurs et directeurs des achats en guise de boussole. Vous y trouverez les temps forts et points clés du webinar organisé en avril dernier par le Conseil National des Achats, où nous avons eu le plaisir d’intervenir aux côtés du Boston Consulting Group. 

Identifier et clarifier vos besoins pour vous offrir les fournisseurs adaptés à vos projets, sélectionner les meilleurs profils, construire une relation épanouissante et pérenne avec vos talents-prestataires… Voici une esquisse complète des savoir-faire à développer pour des collaborations réussies et heureuses avec les freelances au pays du New Work Order

#1 : Acheteurs : bienvenue dans le New Work Order

La nouvelle révolution du monde du travail s’accélère

Un petit tour d’horizon de la révolution en cours dans le monde du travail ? Voilà de quoi en tracer les contours en quelques chiffres clés

  • 75% des salarié·es déclarent avoir maintenu ou amélioré leur productivité dans le contexte du télétravail 
  • 63% d’entre eux se prononce en faveur d’un rythme de 3,2 jours de télétravail hebdomadaire
  • 48% de ces salarié·es réclament, quant à eux, un certain degré de flexibilité au travail 

De quoi montrer que de nouvelles pratiques de travail, qui sont très certainement en passe de s’inscrire dans la durée, sont à l’œuvre … Mais aussi d’ouvrir la voie aux freelances qui s’imposent comme de véritables précurseurs dans ce monde digitalisé.

Les freelances : un vivier de talents très qualifiés pour les entreprises 

Les freelances s’imposent aujourd’hui comme une réponse de choix à ces enjeux organisationnels – plus encore dans la mesure où la figure du travailleur indépendant s’insère très bien dans ces nouveaux modes de fonctionnement.

Quelques chiffres pour vous donner un peu de contexte (et d’arguments solides) ? 

  • On compte aujourd’hui plus de 6 millions de freelances hautement qualifiés en Europe 
  • Environ 25% de l’ensemble des professionnels du digital en Europe sont freelances (soit 3,4 millions de personnes)
  • Les salaires des professionnels du digital ont grimpé de 60% au sein des start-ups de la tech en 2021
  • 73% des employé·es ayant des compétences numériques prévoient de changer d’emploi dans les 2 à 3 ans 
  • Entre 2020 et 2021, le nombre de freelances inscrits sur Malt a grimpé de 39%, avec un bond de 63% dans les catégories de métiers auparavant perçus comme “établis” (chef·fe de projets et métiers supports, par exemple).
  • En outre, les freelances sont diplômés et disposent a minima d’un niveau bachelor…
  • Mais ils sont aussi des experts aguerris, puisqu’ils bénéficient en moyenne d’une expérience de 9 à 10 ans en entreprise acquise en amont de leur statut d’indépendant.

Bref : en véritables pionniers de ces modes de collaboration révolutionnaires, les freelances amènent donc dans leur sillage de nouvelles pratiques, méthodes et outils précieux pour les entreprises – sur lesquels ils s’appuient pour fournir des prestations intellectuelles à la hauteur des enjeux et défis techniques qui jalonnent aujourd’hui le (nouveau) monde du travail. 

key numbers
Télécharger notre étude Freelancing in Europe

Les leçons précieuses des freelances 

Les raisons (principales) pour lesquelles les entreprises travaillent avec les freelances ? Les voici :  

  • Pour accéder à des compétences spécifiques… 

Dans un contexte où les compétences digitales deviennent partiellement obsolètes au bout de 5 ans, les freelances s’imposent comme des ressources précieuses, puisqu’ils consacrent en moyenne 4 heures par semaine à développer leurs savoir-faire pour rester à la pointe de l’innovation. 

  • Pour travailler avec plus de flexibilité et d’agilité…

En effet, 69% des freelances de la tech et de la data travaillent en mode agile – ce qui leur permet de s’impliquer avec efficacité et souplesse dans leurs collaborations. 

  • Pour absorber un pic d’activité… 

Ou comment s’appuyer sur des talents qui se positionnent en renforts immédiats pour répondre à des projets ponctuels ou très spécifiques – un choix que font tout particulièrement les grandes entreprises en France. 

Vous l’aurez donc compris : le freelancing a le vent en poupe. Et dans le sillage de cette révolution du monde du travail, de nouvelles problématiques s’imposent pour les acheteurs : comment organiser les flux d’achats mais aussi la gestion, l’acquisition et la fidélisation de ce type de talents ? Que changer, sur quoi insister et quelles ressources mobiliser pour mieux s’organiser et capter les meilleurs profils ? On vous explique. 

#2 : Le rôle des achats pour une collaboration réussie 

Le contexte est donc posé : entre le boum du tout-numérique, l’explosion du travail hybride et la nécessité de s’adapter à ces nouveaux modes de collaboration… Les acheteurs et les entreprises doivent faire face à un changement de paradigme dans le choix de leurs fournisseurs de prestations intellectuelles. 

Dans leur viseur ? Les indépendants, évidemment – puisque d’après une étude réalisée par le BRAPI (ou Benchmark des Responsables Achats de Prestations Intellectuelles), un quart des acheteurs ou des responsables des achats ont aujourd’hui fait l’expérience des plateformes de freelancing. 

Un choix en cohérence avec les tendances actuelles (que montrent bien les analyses menées à travers notre étude réalisée aux côtés de BCG), puisque les professionnels expérimentés sont en effet de plus en plus nombreux à considérer le freelancing comme un choix de carrière attractif. 

Pour améliorer le processus de recrutement de ces profils, quatre temps forts et points clés sont à retenir et à mettre en œuvre pour les acheteurs. Regardons donc de plus près de quoi il retourne à chacune de ces étapes déterminantes qui permettent des collaborations réussies entre les freelances et les entreprises – via la médiation des acheteurs.

Comment identifier et clarifier vos besoins ?

Que vous soyez en quête d’un talent de la tech ou d’un consultant indépendant pour staffer un projet, le premier enjeu est le même : l’identification et la clarification de vos besoins, dans la perspective d’établir un brief clair et précis. 

Ainsi, assurez-vous bien que le brief que vous fournissez fait mention (en détail) de chacun des 12 points de cette check-list : 

  1. La présentation de l’entreprise 
  2. Le contexte de la mission (et l’impact recherché)
  3. L’équipe et environnement
  4. Les objectifs
  5. Le format attendu 
  6. L’étape d’intervention du freelance dans le cadre du projet 
  7. La méthode de travail 
  8. Les jours travaillés par semaine
  9. La possibilité (ou non) du télétravail
  10. Les expériences attendues sur le projet
  11. Les compétences techniques
  12. Les soft-skills
Découvrir un exemple de brief

Enfin, notez bien que l’identification et la clarification de vos besoins permettent une bonne capacité de conversion et de rétention des talents – dans un contexte de marché tendu où le rapport de force s’est inversé entre prestataires et entreprises. 

En effet, les freelances dont les compétences sont très demandées (ou Super Malters) reçoivent en moyenne 60 propositions par an sur Malt. Pour le dire autrement : parce que ces profils compétents sont très sollicités, ils se montrent plus exigeants dans le choix de leurs collaborations. Affiner et travailler sur votre marque-employeur est donc tout particulièrement important. 

3 points clés pour identifier les bons fournisseurs 

Vous pouvez identifier les bons fournisseurs grâce aux trois points clés que sont l’expertise et la localisation, le mode d’engagement recherché et la question de la performance économique. On vous explique.

1 – L’expertise et la localisation.

Deux enjeux sont à prendre en compte ici pour les acheteurs, à savoir :

  • Identifier les compétences de chaque fournisseur et choisir à qui s’adresser.

En d’autres mots : quand basculer vos flux vers des ESN, cabinets de conseil ou des agences… Et quand basculer vos flux vers des freelances ? Ou encore : quand faire les deux en même temps ?

Notons à ce sujet que les freelances étant “à la pointe” de nombreuses compétences techniques spécifiques, ils peuvent s’avérer être un choix idéal pour répondre à une recherche de profils et spécialisations – tout particulièrement en ce qui concerne les UX/UI Designer, les Développeurs Web mobile, les Product Owner, les Scrum master, les DevOps, les Ingénieurs IA, les Coachs Agile, les Ingénieurs/Architectes/Développeurs Big Data, les Ingénieurs/Architectes Cloud et les Data Scientist.

  • Identifier les postes qui peuvent s’ouvrir au télétravail pour élargir le vivier d’experts.

En d’autres mots : savoir déterminer quand la mission peut être réalisée à distance, de manière à pouvoir mobiliser d’autres personnes et ressources. 

Notons bien en ce sens que la crise sanitaire a créé de gros flux migratoires entre les régions et que vous pouvez donc aujourd’hui vous appuyer sur la technologie de plateforme pour élargir vos viviers d’experts. Bref : recruter des talents en full télétravail peut-être une option si cela est possible (d’autant qu’il existe un écart de 15% en moyenne dans les TJM parisiens versus ceux de province). 

Une info à bien garder en tête quoiqu’il arrive : 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore aujourd’hui. Ce qui implique d’actualiser régulièrement ses savoirs pour coller au mieux à la réalité (très) évolutive du marché et des expertises. N’hésitez pas en ce sens à vous appuyer sur Malt pour questionner les expertises qu’il est intéressant de sourcer en freelance (versus ESN ou cabinets de conseil). 

2 – Le mode d’engagement 

L’enjeu ? Identifier la quantité de travail et les attentes réelles de la mission afin de distinguer… 

  • L’engagement de moyen. Ou, en d’autres mots : un besoin d’une compétence précise pour pouvoir délivrer une ambition. Sur ce genre de cas, le freelancing est tout particulièrement approprié, puisque les indépendants excellent à fournir des compétences spécifiques et pointues qui sont extrêmement pénuriques sur le marché aujourd’hui.  
  • L’engagement de résultat. Ou, pour le dire autrement : une recherche de réussites éprouvées et documentées. Auquel cas, les ESN, cabinets de conseils et agences seront tout particulièrement recommandés, dans la mesure où ces structures bénéficient de grosses équipes mobilisables autour des projets, de benchmark internationaux avec des données – mais aussi d’une autorité liée à leur notoriété. 

3 – La performance économique 

Oui : le freelancing peut permettre de générer des gains sur la plupart des expertises informatiques. 

La preuve en chiffres ? Nous avons utilisé le benchmark BRAPI que nous avons confronté aux données Malt – ce qui nous a permis de constater qu’à niveau d’expertise et séniorité équivalente, le freelancing peut permettre d’engendrer entre 15 à 20% d’économies, par rapport aux coûts générés par des cabinets de conseil ou ESN

De quoi vous permettre d’optimiser vos coûts dans la perspective de faire des économies ou d’utiliser le même budget pour mobiliser plus de moyens… C’est vous qui voyez !  

employees working on a board

L’art du sourcing et de la sélection des meilleurs profils 

Bien sourcer et sélectionner les profils est un point capital dans la course aux meilleures prestations intellectuelles. Alors comment vous y prendre ?

  • Soyez réactifs

La clé pour un bon staffing ? Considérer le recrutement comme un sport d’équipe, dont la règle numéro 1 est claire : il faut savoir jouer vite pour gagner.

Nous l’avons vu, les freelances sont bien souvent hyper-sollicités pour leurs compétences pointues et très recherchées : il faudrait donc idéalement que moins de 20 jours s’écoulent entre le premier contact avec le freelance et son début de mission.

Ainsi, il s’agit pour les acheteurs et RH de “jouer en équipe”, de manière à être efficaces dans la course aux meilleurs talents… Car la réactivité est la clé sur ce marché tendu et hyper-concurrentiel. Envie d’aller plus loin ? Retrouvez tous nos conseils pour attirer les freelances par ici.

  • Pensez flexibilité 

En effet, la capacité des entreprises à se montrer flexible et à proposer du full télétravail ou des modes de travail hybrides est un véritable enjeu pour recruter et fidéliser les meilleurs talents (qui privilégient ces modes de collaboration, puisque 85% des freelances ont choisi ce statut dans une quête de flexibilité et d’indépendance + équilibre vie pro / vie perso). 

  • Impliquer les freelances dans le projet

En d’autres mots : assurez-vous que (tous) les interlocuteurs disposent des bonnes connaissances pour fournir des informations complètes aux talents que vous cherchez à recruter. De quoi permettre à vos prestataires de se sentir owner du process et d’avoir de la visibilité sur les évolutions du projet, par exemple.  

  • Appuyez-vous sur nos équipes et outils

Soutien personnalisé, gestionnaire de compte dédié, guidage tout au long de votre processus de recrutement sur Malt : nous vous accompagnons pour trouver le bon profil pour vos achats et mettons également à votre disposition un moteur de recherche puissant qui vous aidera à identifier les meilleurs profils de freelances – en fonction des critères de votre projet, et de votre budget. 

Notre outil Malt Plus met à contribution des experts du recrutement et une intelligence artificielle avancée pour vous permettre de trouver le profil qu’il vous faut – sans perdre de temps dans la course aux meilleurs talents. Cette fonction de sourcing nous permet justement de vous soumettre une sélection de profils en cohérence avec vos besoins et critères sous 48 heures. 

Construire une relation durable et fidéliser les talents 

Voici trois points clés déterminants à retenir dans le but de pérenniser vos relations avec les meilleurs freelances :

  1. Offrez un maximum de visibilité. Ou, pour le dire autrement : donnez de la visibilité sur vos enjeux et intéressez-vous aux principaux axes de développement des freelances pour mieux identifier vos synergies avec eux.
  2. Soyez transparents. Bref : allez au contact et prenez le temps de donner des feedbacks et de mettre en lumière les principaux points forts… Ainsi que les éventuels blocages rencontrés au fil de la collaboration.
  3. Soignez la phase de fin de mission. En d’autres mots : sachez mettre en place avec les fournisseurs-experts un mécanisme pour évaluer la qualité de la collaboration – un point à bien garder en tête pour les acheteurs, qui peuvent s’assurer que le freelance garde un bon souvenir de l’entreprise dans la perspective de le fidéliser. De quoi garder du lien avec vos experts qui assurent le rayonnement de l’entreprise auprès de leur propre réseau.

Envie d’aller plus loin ? N’hésitez pas à jeter un œil à notre guide très complet sur ce sujet, Les entreprises viennent de Mars, les freelances viennent de Vénus

Un petit mot pour conclure ? 

Plus que jamais, les entreprises se doivent donc aujourd’hui de repenser en profondeur leur organisation du travail et de se demander, en substance : “où travailler, comment, et (surtout) avec qui ?”.

Résultat : observer le marché du freelancing et s’appuyer sur ses multiples ressources permet de mieux appréhender les grandes tendances du monde du travail aujourd’hui et pour les années à venir – liberté de choix, autonomie, flexibilité et indépendance en ligne de mire. 

Pour vous offrir l’accès aux meilleurs outils et aux talents les plus exigeants, nous vous donnons rendez-vous sur Malt – où 350 000 freelances vous attendent, tous métiers et pays européens confondus. Vous y rencontrerez une communauté d’experts précieuse, un véritable vivier de talents opérationnels et compétents, sur lequel les entreprises doivent plus que jamais s’appuyer pour s’offrir les meilleures performances.